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Association pour le

Maintien du

Lien psychique

en soins intensifs

En réanimation, les psy par tous les temps, ...

Journée de réflexion clinique d'AML  lundi 14 décembre 2020

en visioconférence de 9h à17h

L’Association pour le Maintien du Lien psychique en soins intensifs

promeut l’insertion à l’hôpital de psy cliniciens dans les services de réanimation qui
- offrent leur écoute et leurs paroles aux malades dans le coma, à leur réveil, en soins intensifs
- accompagnent les familles des malades hospitalisés
- soutiennent les équipes médicales et soignantes de ces services.


soutient la réflexion de groupes d’échanges sur la clinique de la réanimation et assure des supervisions.


organise tous les deux ans une Journée d’étude dont les Actes sont publiés


participe à divers séminaires et colloques et publie des articles dans des revues spécialisées

L’Association pour le maintien du lien psychique en soins intensifs promeut et soutient la nécessité d’un soin psychique dans les services de réanimation.

AML soins intensifs, association régie par la loi de 1901, a été créée par des psychanalystes et des psychologues cliniciens en 1991.

Les cliniciens d’AML ont mis en lumière l’importance vitale du maintien du lien psychique chez les personnes hospitalisées en chirurgie lourde et en réanimation, aussi bien pour leur survie psychique que pour leur survie corporelle.

Ce lien qui nous relie à nous-même et aux autres est le plus sûr garant de notre continuité lors de ces grandes épreuves de la vie qui risquent de nous faire perdre le fil de notre être.

La rencontre du psy clinicien avec le patient et son entourage se situe dans une dimension thérapeutique, celle de l’écoute de leur souffrance psychique et du traumatisme qu’ils subissent toujours, car sortir vivant de la réanimation ne signifie pas toujours en sortir indemne.

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La Gradiva

de Jensen commentée par Freud, d’après un texte de Joseph Gazengel

C’est l’histoire d’une folie amoureuse, la plus bénigne de toutes les folies, mais s’il vous en souvient bien, folie quand même. Norbert Hanold est complètement fou. Non seulement il ne sait pas qu’il aime, ni qui il aime, ni pourquoi, mais il ne sait même pas qu’il a besoin d’aimer quelqu’un de l’autre sexe. Il ne sait aimer que le marbre froid et les bronzes antiques qui ont pour lui tout le charme d’une vie palpitante qu’il est bien incapable de saisir.Il rêve qu’il brûle avec Pompéï d’un feu intérieur dévorant et dévastateur. Et puis il court mal réveillé, vivant encore son rêve, en pyjama, à la poursuite de la cheville de l’être aimé, jusqu’à ce que les moqueries des harangères le reconduisent pour un instant à la raison. Puis il court poursuivi par son rêve jusqu’à Pompéï, chassé plus loin chaque jour par le spectacle outrageant des copulations incessantes des mouches italiennes et par le bruit des ébats amoureux et nocturnes de ses compatriotes allemands en voyage de noce. Car nous sommes au printemps. Il est complètement fou, glissant sans cesse de rêve à la réalité quotidienne. Mais le plus intéressant de cette histoire, c’est qu’elle nous est explicitement proposée par Freud comme un modèle de thérapie.L’autre personnage du roman de Jensen, c’est la Gradiva, celle qui danse en marchant, Zoé Bertgang, la vie en marche, Rediviva, celle qui revit, qui ressurgit qui ressuscite. Elle va ramener peu à peu Norbert à la raison en tirant sur trois fils :

. elle connait son nom et sa langue

. elle lui restitue son histoire dont elle a une connaissance préalable

. elle le réintroduit à la vérité de son désir et de l’amour qu’il lui porte sans le savoir.