Association pour le

Maintien du

Lien psychique

en soins intensifs

En réanimation, les psy par tous les temps, ...

Journée de réflexion clinique d'AML  lundi 14 décembre 2020

en visioconférence de 9h à17h

AML Soins intensifs dont l'objectif est de promouvoir et soutenir la présence de psychologues cliniciens dans les unités de réanimation et soins intensifs, se met, dans cette période de turbulence très intense, à votre écoute. Nous sommes conscients que ce que vous traversez en ce moment avec les patients, les familles et les équipes, est particulièrement exceptionnel et nous vous assurons de notre soutien le plus simple et chaleureux. Nous proposons d’accueillir, si vous le souhaitez, vos expériences, vos difficultés et vos inquiétudes.
 

Mise en place d'une écoute et d'un forum
Des entretiens téléphoniques individuels menés par des psychologues et psychanalystes de l'Association sont à votre disposition. Vous pouvez, si vous le souhaitez joindre l'équipe du Groupe clinique d'AML Soins intensifs :

Hélène Priest - Hélène Viennet - Carole Delacroix

L’Association pour le Maintien du Lien psychique en soins intensifs

promeut l’insertion à l’hôpital de psycliniciens dans les services de réanimation
- qui offrent leur écoute et leurs paroles aux malades dans le coma, à leur réveil, en soins intensifs
- qui accompagnent les familles des malades hospitalisés
- qui soutiennent les équipes médicales et soignantes de ces services.


soutient la réflexion de groupes d’échanges sur la clinique de la réanimation et assure des supervisions.

organise tous les deux ans une Journée d’étude dont les Actes sont publiés

participe à divers séminaires et colloques et publie des articles dans des revues spécialisées

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La Gradiva

de Jensen commentée par Freud, d’après un texte de Joseph Gazengel

C’est l’histoire d’une folie amoureuse, la plus bénigne de toutes les folies, mais s’il vous en souvient bien, folie quand même. Norbert Hanold est complètement fou. Non seulement il ne sait pas qu’il aime, ni qui il aime, ni pourquoi, mais il ne sait même pas qu’il a besoin d’aimer quelqu’un de l’autre sexe. Il ne sait aimer que le marbre froid et les bronzes antiques qui ont pour lui tout le charme d’une vie palpitante qu’il est bien incapable de saisir.Il rêve qu’il brûle avec Pompéï d’un feu intérieur dévorant et dévastateur. Et puis il court mal réveillé, vivant encore son rêve, en pyjama, à la poursuite de la cheville de l’être aimé, jusqu’à ce que les moqueries des harangères le reconduisent pour un instant à la raison. Puis il court poursuivi par son rêve jusqu’à Pompéï, chassé plus loin chaque jour par le spectacle outrageant des copulations incessantes des mouches italiennes et par le bruit des ébats amoureux et nocturnes de ses compatriotes allemands en voyage de noce. Car nous sommes au printemps. Il est complètement fou, glissant sans cesse de rêve à la réalité quotidienne. Mais le plus intéressant de cette histoire, c’est qu’elle nous est explicitement proposée par Freud comme un modèle de thérapie.L’autre personnage du roman de Jensen, c’est la Gradiva, celle qui danse en marchant, Zoé Bertgang, la vie en marche, Rediviva, celle qui revit, qui ressurgit qui ressuscite. Elle va ramener peu à peu Norbert à la raison en tirant sur trois fils :

. elle connait son nom et sa langue

. elle lui restitue son histoire dont elle a une connaissance préalable

. elle le réintroduit à la vérité de son désir et de l’amour qu’il lui porte sans le savoir.